vendredi 27 mars 2015

Le mandat de la MONUSCO doit être renforcée avant les élections de 2016 pour eviter les atrocide de Joseph Kabila et d'autre Chef Rebel contre la Population Civil

Image result for FIDHAvant le renouvellement de mandat de la Mission de stabilisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), la FIDH a organisé une interface entre une délégation de défenseurs congolais des droits de l'homme et du Conseil de sécurité Etats-membres à New York du 16 Mars to 20 2015 au parts préoccupations et de traduire les recommandations de la société civile congolaise.


Le mandat de la MONUSCO doit être renforcée avant les élections, La délégation, composée de Dismas Kitenge, Vice-Président de la FIDH et président du Groupe Lotus, Paul Nsapu Mukulu, secrétaire général de la FIDH et président de la Ligue des électeurs et Benjamin Kalombo, président de la Aprodec (Association pour la promotion de la démocratie et le développement de la RDC), a apporté une perspective unique sur les défis de la MONUSCO peut faire face dans le contexte pré-électoral de l'année prochaine et dans le sillage des manifestations populaires qui ont éclaté à la mi-Janvier 2015.

«À la lumière des défis liés à la sécurité, ainsi que pour le processus de démocratisation et l'établissement de la primauté du droit, le Conseil de sécurité devrait repenser la stratégie de la mission de l'ONU en RDC avant les élections cruciales», a déclaré Paul Nsapu Mukulu , Secrétaire général et Coordonnateur de la Ligue des électeurs FIDH.

En préparation pour les nombreux sondages à être organisées en RDC par Novembre 2016, nos organisations ont alerté les Etats membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les risques associés au maintien de la majeure partie des forces de la mission de l'ONU dans la partie orientale du pays, alors que les violations graves des droits de l'homme , généralement commis par la place des forces de sécurité congolaises, les services militaires, de la police et de renseignement prennent déjà et sont susceptibles d'augmenter dans les parties centrale et occidentale. Ce était déjà le cas les 19-20 Janvier 2015, lorsque les manifestations pacifiques contre le projet de loi électorale ont été réprimées violemment provoquant au moins 42 morts parmi les manifestants.

Nos organisations recommandent donc que les unités militaires et civils de la MONUSCO être redéployés dans tout le pays pour une meilleure protection des civils, y compris les personnes qui sont particulièrement ciblés par les autorités congolaises pour leur activisme dans la défense des libertés fondamentales, que ce soit des défenseurs des droits humains, des journalistes indépendants ou les opposants politiques et les dissidents.

À cet égard, la FIDH et ses organisations membres et partenaires recommandent que le mandat de la MONUSCO être explicitement renforcée en ce qui concerne la protection des défenseurs des droits de l'homme.

Nos organisations encouragent également le Conseil de sécurité de rappeler, dans sa résolution renouvelant le mandat de la mission de l'ONU, la nécessité de mettre fin au cycle de l'impunité pour les responsables de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Ils encouragent, en outre, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), afin de prévenir d'autres perpétration de crimes, de passer un message clair aux autorités de la RDC sur la nécessité de lutter contre l'impunité et d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes commis, tout en coopérant mieux avec la CPI.

Dismas Kitenge Selon, vice-président de la FIDH, "Compte tenu de l'atmosphère empoisonnée qui règne entre le gouvernement de la RDC et la communauté internationale et le risque croissant de la répression que la société civile congolaise est confrontée, il est absolument essentiel que les Nations Unies prévoient un certain nombre des «repères» sur les droits humains et la bonne gouvernance au sein de la stratégie de sortie de la MONUSCO. Après 15 ans de présence de l'ONU au Congo, les conditions ne sont pas encore mûrs pour une transition démocratique pacifique. Ce ne sera pas possible à moins que des élections consensuelles sont détenus dans le pays et la justice est rendue aux victimes de crimes internationaux ».

Le renouvellement du mandat de la MONUSCO est en effet se déroule dans un environnement très tendue; le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission, Martin Kobler, a avoué l'ONU et la RDC passaient par une «zone de turbulences» lors de son exposé au Conseil de sécurité et à confesser sa «préoccupation» de sa rencontre avec la délégation de la FIDH.

Un document de position publié par la FIDH et ses membres met en évidence un certain nombre d'autres priorités qui devraient être prises en compte dans le nouveau mandat de la MONUSCO. Alors que le Conseil de sécurité semble vouloir poursuivre les efforts dans la lutte contre les groupes armés dans l'Est du pays, en dépit de leur intention de réduire le nombre de soldats intégrés dans la Mission, nos organisations notent que la préparation d'élections libres et équitables, en raison avoir lieu selon un calendrier crédible, nécessite la consolidation du terrain politique par le renforcement de l'assistance technique à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la mise à jour, l'inspection et l'accès international à la liste électorale suspect sous son contrôle.

"Notre évaluation continue et objective du processus électoral en RDC depuis 2007 nous permet de dire que le registre électoral qui sera utilisé pour les prochaines élections comprend 9-10000000 électeurs fictifs. Cette fraude massive ouvre évidemment la porte à de nombreux départ de la circulation avec des ID faux, car au Congo une carte d'électeur vous donne droit à un passeport. Compte tenu de l'environnement régional et international de la sécurité, ce est une menace potentielle pour la paix et la sécurité internationales que le Conseil de sécurité ne peut pas ignorer ", a déclaré Benjamin Kalombo, président de l'Aprodec.

De nombreuses élections doivent avoir lieu sur le continent africain en 2015 et 2016. À cet égard, et compte tenu de la similitude des contextes et des défis, nos organisations demandent la MONUSCO, comme d'autres missions des Nations Unies impliqués dans les processus politiques sur le continent, à interagir davantage avec la société civile, y compris par une coalition d'ONG africains mis en place par la FIDH, autour de la campagne #MonVoteDoitCompter (#MyVoteMustCount), qui compte désormais une centaine de membres.

Enfin, nos organisations appellent le Représentant permanent de la Jordanie, un membre du Conseil de sécurité et le président du Comité des sanctions RDC 1533, pour rencontrer des représentants de la société civile congolaise indépendante lors de sa visite au pays en mai

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