jeudi 16 novembre 2017

Appel à Kabila deliberer les presumes rebels Ugandais de NALU

Kizza Besigye, ancien président du Forum pour le changement démocratique [FDC], a finalement brisé les mots sur l'arrestation sans procès de son ancien assistant, Sam Mugumya.
Image result for Stephen Mugisha, Agrey Kamukama, Joseph Kamugisha et Bright Nathan

Besigye note que Mugumya a été détenu illégalement en République Démocratique du Congo pendant plus de 3 ans sans même bénéficier des services consulaires.

L'assistance consulaire est l'aide et les conseils fournis par les agents diplomatiques d'un pays aux citoyens de ce pays qui vivent ou voyagent à l'étranger.



Cette assistance peut prendre la forme de: la fourniture de documents de voyage de remplacement, de conseils et de soutien en cas d'accident, de maladie grave ou de décès.

La plainte de Besigye est adressée au ministère ougandais des affaires étrangères, au président congolais Joseph Kabila et à Human Rights Watch qui se bat pour les droits des individus.

En 2014, Besigye a écrit à Kabila pour traiter soigneusement et diplomatiquement les affaires de Mugumya conformément aux normes internationalement acceptées.

Besigye a déclaré que l'arrestation de Mugumya et sa détention illégale visaient à museler l'activisme politique dans le pays par l'intermédiaire de l'Etat qui, selon lui, ne les arrêterait pas, mais les inciterait plutôt à plus d'activisme.

Il y a une semaine, Mugumya a demandé au gouvernement congolais de le tuer ainsi que ses camarades détenus ougandais s'il ne pouvait pas leur rendre justice.

"Nous souhaitons demander que si nous ne pouvons pas être jugés, libérés ou rapatriés en Ouganda, alors nous devrions être tués et mettre fin à cette affaire alors nous allons à notre créateur et pour toujours être libre", a écrit Mugumya.

Ceci est contenu dans une lettre datée du 21 août adressée au ministre congolais de la Justice basé à Kinshasa, la capitale, pour protester contre leur maintien en détention sans procès.

Les autres sont Stephen Mugisha, Agrey Kamukama, Joseph Kamugisha et Bright Nathan. Ils ont été détenus à la prison militaire de Ndolo après leur arrestation il y a quatre ans.

Mugumya a dit au ministre qu'ils ont même essayé d'obtenir des informations du gouvernement ougandais en vain. Le gouvernement a référé leurs proches à l'ambassade congolaise en Ouganda et au ministre des Affaires étrangères, Sam Kahamba Kutesa.

Le groupe est accusé d'avoir soutenu les rebelles, mais Mugumya dit qu'il devrait être jugé pour pouvoir se défendre devant les tribunaux ou être tué si ce n'est pas possible.

En juin de cette année, les autorités congolaises ont signifié à Mugumya leur intention de le transférer, lui et ses collègues, de la prison militaire de Ndolo à la capitale orientale de Beni où ils détermineront son sort.




Nzube.net