samedi 11 novembre 2017

film 'Félicité' est un drame intime sur la scène musicale du Congo marqué par la guerre

La séquence d'ouverture de "Félicité", un quatrième long métrage émouvant et expansif du réalisateur français sénégalais Alain Gomis, est un magnifique flou de bavardage, de mouvement et de chanson.
 
Dans un bar bondé de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, les clients boivent et dansent jusqu'aux petites heures du matin, leurs voix bruyantes se heurtant à la musique du collectif local Kasai Allstars et de la chanteuse de club Félicité (Véro Tshanda Beya), dont le regard sombre magnétise la caméra depuis le premier cadre.



Félicité mène une vie difficile et a vu sa part de souffrances passées, tout comme son pays, ravagé par le despotisme, la guerre et un héritage colonial qui a laissé de profondes cicatrices et iniquités dans son sillage. Ces difficultés marquent silencieusement les paysages que nous voyons et les personnes que nous rencontrons, même si le film lui-même reste entièrement au présent.

 Il y a des séquences de rêves dans un bois nocturne et d'autres envolées d'abstraction lyrique, mais les flashbacks n'auraient fait que diluer l'effet voulu par Gomis, capturer l'immédiateté tumultueuse de la réalité quotidienne tout en lui conférant une dimension spirituelle exaltée.
Si la forme du film est un riche mélange de réalisme minable et de musique soulful, l'histoire elle-même est remarquablement simple. Félicité, une mère célibataire, apprend que son fils de 14 ans, Samo (Gaetan Claudia), a été grièvement blessé dans un accident de moto et a besoin d'une opération pour réparer une jambe cassée.

Mais elle devra payer une partie du traitement immédiatement, et après quelques déboires, elle part dans les rues de Kinshasa pour trouver l'argent, un voyage qui l'enverra au père inutile de Samo, un patron qui lui doit de l'argent et un voleur désespéré qui se révèle être dans une situation pire que ce qu'elle est.

L'entrée sénégalaise du film 'Félicité' est un drame intime sur la scène musicale du Congo marqué par la guerre

Nzube.net